2 décembre 2013

Interview Monsieur Jamal BELAHRACH : Tunisie

Depuis Treize ans en Tunisie, Manpower accompagne les candidats dans leur parcours professionnel et apporte des réponses flexibles et rapides aux besoins évolutifs des entreprises dans tous les secteurs d’activités.

Manpower est aujourd’hui un leader mondial du travail temporaire. L’entreprise se positionne sur toutes les formes de besoins d’emplois et de compétences humaines sur le marché de l’emploi.
Elle est spécialisée dans le recrutement et la gestion des contrats en Travail temporaire, CDD ou CDI. Elle propose des activités de conseil en évaluation, formation, gestion de carrières de transition et organisation.

En 2010, Manpower offre des missions de travail à plus de deux millions de personnes dans le monde.
Manpower Tunisie se veut être une entreprise tournée vers le client ; elle a su imposer des spécificités tunisennes liées à son image et à l’expression de son métier pour se rapprocher plus des entreprises. Celles-ci, face au besoin de réduire les coûts et de se recentrer sur le cœur de métier, ont de plus en plus recours à l’externalisation de certaines fonctions.

- Dans un contexte de mondialisation et de fructuation économique, tenant compte de la situation de crise actuelle en Tunisie, de quoi l’entreprise tunisienne a-t-elle besoin pour être performante, compétitive et garantir sa pérennité ?

L’entreprise Tunisienne comme toutes les entreprises du monde a besoin d’un climat de confiance et de sérénité pour continuer d’investir et de créer de la richesse ; Car faut-il le rappeller, ce sont les entreprises qui créent de la richesse et donc des emplois dont nous avons besoin en Tunisie au regard du taux de chômage qui reste très élevé. Pour ma part, je suis convenu que nous allons sortir de cette crise et c’est pour cela qu’il est nécessaire d’avoir une sérieuse mobilisation sur les questions économiques et sociales sans laquelle , nous ne pourrons séduire les investisseurs étranger et nationaux a développer l’économie nationale.

De plus, la notion de compétitivité va au-delà du cout du travail. En effet elle regroupe également, la qualité du capital humain, celle du dialogue social et de l’environnement des affaires en générale.

- Quel est pour vous aujourd’hui le facteur de développement d’une entreprise?

Il n’y pas LE facteur de développement. Je pense que l’entreprise a besoin de es sentir aimé par l’écosystème. A savoir, l’Etat, les partenaires sociaux, ses clients et ses collaborateurs. Il est temps de créer un climat de confiance ou chaque partie prenante se sente contributeur à la richesse nationale. Par ailleurs, pour qu’une entreprise se développe, il lui faut des clients qui fassent confiance à son produit et des collaborateurs suffisamment engagés pour le produire. Pour cela, il appartient à l’entreprise de créer les conditions de l’engagement en accompagnant ses équipes et en leur faisant partager les fruits de la croissance.

- Quels sont les priorités des DRH aujourd’hui ?

Si on prend les priorités stratégiques au niveau mondial, elles sont au nombre de 4. A savoir, l’engagement des collaborateurs, la gestion des talents, le leadership des mangers et la gestion prévisionnelle des compétences au regard des évolutions démographiques et de la rareté des compétences dans certains secteurs d’activités. Maintenant, il est clair, que nous devons en Tunise commencer par mettre le capital humain au centre des préoccupations des dirigeants d’entreprises. Le monde a changé et aujourd’hui, il ne suffit plus d’avoir de l’argent pour faire du business, il faut des hommes motivés, engagés et déterminés à faire la bataille de la mondialisation avec vous. Il y a un vrai travail de vulgarisation et d’accompagnement pour aider les acteurs de la fonction RH et partant créer une vraie culture RH au sein des organisations.

- Dans un marché de plus en plus concurrentiel et fluctuant, comment pouvons-nous assurer la convergence entre les objectifs des salariés avec les exigences de l’entreprise ?

Un projet d’entreprise qui soit fédérateur et dans lequel chaque collaborateur puisse se retrouver. Un projet d’entreprise, ce n’est pas que des chiffres et une rentabilité. C’est également un moyen de créer une dynamique avec ses équipes et de conduire l’entreprise vers la destination choisi par tous les collaborateurs. J’insiste, on fait la différence avec les hommes qui innovent et qui croient qu’un autre monde est possible. De fait, on retrouve cette dynamique dans les produits ou les services que l’entreprise propose. Donc, le capital humain crée de la valeur et c’est pour cela qu’il faut s’en occuper.

- Comment un responsable RH peut-il être partenaire de développement ?

Il faut qu’il soit acteur de la stratégie et pas un exécutant de la gestion opérationnel du personnel. Nous devons changer d’époque. C’est un gage de compétitivité et de paix sociale.

- Existe-t-il une stratégie pour attirer/retrouver la perle rare, le maillon manquant à la chaine humaine, « le talent »?
Bien évidement. L’entreprise qui gagne aujourd’hui est celle qui attire les meilleurs. C’est pour cela qu’elle doit avoir une politique dynamique et durable pour développer sa marque employeur pour être attractive et donner envie de travailler avec elle et non pour elle…

- Quelles sont vos ambitions pour la Tunisie de demain ?

Tout faire pour accompagner une dynamique du marché du travail nécessaire à la résorption du chômage. cela passe par être très proche de nos clients entreprises et de leurs préoccupations dans la gestion de leur capital humain et proche de nos clients candidats qui sont en quête d’opportunités. De plus, nous sommes engagés résolument dans la recherche de solutions clé en main pour nos clients nationaux et internationaux pour la gestion de leur flexibilité responsable en créant une filiale d’outsourcing dédiée.