Présentation du livre à KENITRA Jeudi 13/05 :
Présentation du livre " Envie de Maroc" et débat avec les étudiants de l'ENCG de Kénitra.
- Horaire : 15h à 16:30h
Visite de l'institut français (Espace Balzac)
- Horaire : 18h à 19h
Présentation-signature du livre " Envie de Maroc" à l'institut français

- Horaire : 19h à 20h

Présentation du livre à AGADIR Vendredi 21/05
Conférence Ecole ISIAM

- Horaire :
10h à 12h
Conférence Ecole ENCG
- Horaire : 16h à 18h
Conférence Institut Français à Agadir - la Chambre Française de commerce et d'industrie

- Horaire :
19:30h à 20:30h
Diner avec les invités de l’IFA 
- Horaire : 20:30h à 22h

Présentation du livre :
- Ville : Rabat
- Lieu : Villa des Arts
- Horaire : 26 Janvier à 19h

Séance Dédicaces :
- Ville : Casablanca
- Lieu : Hayat Regency
- Horaire : 27 Janvier à 19h30


 

Le premier blog au Maroc

06/01/10

La citoyenneté de la diaspora, une question de bons sens !


Parce que cette question est éminemment politique et sensible, elle doit être traité avec objectivité et rationalisme en laissant les calcules politiciens et la quête de strapontins de côté.Si de plus nous y ajoutons de l’émotionnel alors, nous assisterons à un débat stérile.

Catégorie : General
Posté par : admin

Parce que cette question est éminemment politique et sensible, elle doit être traité avec objectivité et rationalisme en laissant les calcules politiciens et la quête de strapontins de côté. Si de plus nous y ajoutons de l’émotionnel alors, nous assisterons à un débat stérile.

De quoi parle-t-on ? Le droit de vote des membres de la diaspora marocaine.

Non seulement, c’est une question légitime et de plus, c’est un droit constitutionnel.  D’ailleurs, ce droit a été utilisé lors du vote de la révision de la constitution. Que dit –elle ?

Ce droit a été exprimé dans les années 80 avec les résultats que l’on connait ou plutôt les dérives qui ont été constatées, à telle enseigne, que depuis, aucune consultation de la diaspora n’a eu lieu.

Clairement, cela veut dire, que la difficulté n’est pas dans l’organisation de ces consultations mains bien dans la démarche qui consiste à construire une dynamique de représentation sérieuse et durable au sein de nos institutions.

Pour ma part, dès 2002, soit 5 ans après mon atterrissage à Casablanca, j’ai écrit une lettre ouverte au premier ministre de l’époque dans la presse pour exprimer et demander ce droit de vote qui me semble tout à fait normal, eu égard au poids économique et aux différentes sollicitations auprès de la diaspora pour venir investir et contribuer ainsi, au développement du Maroc.

Bien arrimé dans le paysage socio-économique et pas dans le politique, j’ai muri sur cette question, en insistant toujours sur le droit à la représentation de cette diaspora mais avec un regard plus objectif sur les lieux d’expression de cette représentation. J’ai la chance de retourner très souvent dans mon autre bled et de discuter avec mes amis, des jeunes et des moins jeunes. Modestement, je peux vous dire que les problèmes qu’ils expriment ne sont pas le droit de vote  proprement dit mais une reconnaissance de leur statut, de leur  droit à la différence et de leurs problèmes bassement matériels et sociaux pour les plus âgés.
Les 3 ème et 4 ème générations sont  ailleurs…..

Les expériences étrangères sont nombreuses pour nous permettre de nous inspirer et ce faisant, de créer un schéma de représentation qui soit durable et efficace pour que cette diaspora puisse donner son avis sur les évolutions du projet de société auquel appelle de tous ses vœux sa Majesté le Roi. Mohamed VI.

En effet, depuis l’avènement de son règne, il a toujours mis en exergue le fait que cette diaspora était dans la nation marocaine et non en dehors et qu’il souhaite que celle-ci puisse s’exprimer pour faire de ce nouveau Maroc, un pays prospère et équitable. Il nous appartient de proposer un modèle aujourd’hui.

Il existe aujourd’hui, plusieurs institutions qui ont vocation à conduire des politiques nationales soit en terme législatifs ou consultatifs.

La 1 ère chambre, la 2 ème chambre, le ministère des MRE, la fondation Hassan II, le CCME et bientôt le Conseil économique et social.

Si je prends l’exemple du système français, et en tant que franco-marocain, aujourd’hui, j’ai la possibilité de voter aux présidentielles et aux européennes et pour un référendum. S’agissant des législatives, j’ai la possibilité de voter dès lors que je suis inscrit régulièrement dans ma circonscription d’origine, c'est-à-dire, la ville de Dreux dans l’Eure et loir.

Les élections présidentielles et européennes sont un référendum qui engage l’avenir d’une nation, et il est tout à fait normal de pouvoir donner son avis en tant que citoyen d’un pays et ce quelque soit son lieu de résidence au moment de la consultation.

En ce qui concerne, les législatives, la diaspora ne peut être concerné par un vote concernant la construction d’une autoroute ou un nouveau schéma industriel.

Si nous revenons, à la problématique de la diaspora marocaine, il nous faut créer un modèle de représentation et en particulier au sein du conseil économique et social, de la deuxième chambre à l’exemple du sénat en France, ou il existe des sénateurs qui représentent les français de l’étranger, voir de la fondation Hassan II ? S’agissant du CCME, il est par définition, une instance de représentation.

L’opportunité du conseil économique et social (CES) doit être l’occasion non seulement d’y avoir des représentants mais de créer formellement une commission qui sera chargée des questions qui concerne la diaspora et qui devra travailler en concertation avec la fondation Hassan II, le ministère des MRE et le CCME. Avec un geste fort comme celui-ci, nous montrerons et les politiques montreront qu’enfin la diaspora a sa place dans le débat national et que ce n’est pas une question estivale. En ce qui concerne, la deuxième chambre, il faudra trouver un montage équilibré à l’image des modèles de pays développés, pour installer une représentation de la diaspora sachant que celle-ci est concentrée en Europe à 80 %.

S’agissant de la chambre des représentants, à mon humble avis, je pense, que cela n’a aucun sens d’organiser une représentation au sein d’une institution qui légifère pour la vie quotidienne des marocains et des marocaines. Si le Conseil Economique et Social fonctionne efficacement avec les autres instituions, il pourra influer sur le législatif pour faire voter des lois, dès lors qu’elles impacteront les membres de la communauté vivant à l’étranger. On ne vote pas sur un texte qui concerne Ouarzazate si on habite à Dreux….

Je sais que cette question est difficile mais je reste convaincu, que la sagesse des uns, la rigueur intellectuelle des autres, le sens politique ainsi que le sens de l’intérêt général, l’emportera pour bâtir une communauté avec ses différences mais avec un lien indéfectible, sa marocanité. L’attachement au pays d’origine se nourrit autrement que par un droit de vote à la première chambre…..et là, nous avons tous un peu de travail à faire…

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  • 23/02/10 - Karinne

    Aucune démagogie, je pense. En souvenir de l'ouverture d'esprit dont tu as fait preuve et de ta gentillesse, ne sachant pas où poster exactement, je reconnais la fougue d'un fervent acteur et défenseur loyal de son pays.
    Que de chemin parcouru.
    Je te dis bravo et bonne chance pour ton livre.

  • 23/02/10 - Rachid

    Bonjour à tous. Prendre partie à un débat exige, sérénité et esprit sain dans un corps...sain
    Bref. Si la question liée au droit de vote des MRE est somme toute légitime, il n'en reste pas moins que chacun a le droit d'avoir un point de vue. Arrêté ou pas. Prendre comme instrument d'analyse, des attaques personnelles, gratuites et méchantes, a pour conséquence directe de désintéresser toute personne curieuse et à la recherche de point de vue pour enrichir une réflexion personnelle. Revenons au sujet qui devrait nous rassembler et /ou nous confronter. Sur le terrain des idées, bien entendu. Pour ou contre le vote des MRE à des élections au Maroc? Difficile d'avoir un débat (partiellement) dépassionné et surtout (totalement)désintéressé. Faut savoir que sur le fond, le MRE a la possibilité de s'inscrire
    sur une liste électorale (muni de sa CIN dans un lieu où il peut justifier une domiciliation)et /ou
    de se porter candidat, s'il le souhaite. S'accrocher à un annonce faîte en 2005, puis rectifiée dans la foulée, par le Roi Mohammed VI, ne devrait pas susciter autant de mesquinerie, mais du pragmatisme. J'invite tous celles et ceux, désireux de prendre des responsabilités politiques au Maroc et sensible à l'intérêt...général, à venir élire domicile au Maroc,dans un premier temps, histoire de s'imprégner de l'environnement, à s'engager politiquement,histoire de se frotter aux réalités politiques du pays, dans un second temps. Si les expériences dans le monde doivent nous interpeller, je ne suis pas pour modéliser un format. Et ce n'est pas au nom de la spécificité marocaine. Mais sur la base du profil et de la diversité de la diaspora marocaine. Personne ne peut avoir la prétention d'avoir une expertise sur les MRE et encore moins de militer pour décrocher un siège sous prétexte d'être d'origine marocaine et de résider (ou avoir résidé) à l'étranger.Pure démagogie. Et quel opportunisme! Il serait pertinent de sonder les 3,5 millions de MRE sur le sujet, on pourrait être surpris du résultat. Cependant, la parole est libre et le débat est ouvert. Ainsi va le monde...

  • 16/02/10 - cscme

    Envie de VOMIR

    Il y a des fois des lectures qui restent à travers la gorge. La lecture de quelques articles, traitant d'une problématique nous tenant à coeur, ne passe pas et cette lecture laisse un arrière goût "d'envie de vomir".

    Vomir, le mot est trop fort me diriez-vous !

    Mais non, je vous rassure, il suffit de ne pas le prendre au premier degré. Ça ne serait pas convenable de ma part car je voudrais, par cette réponse, au dernier article de Jamal Belahrach publié sur son blog, soulever une contradiction que j'ai pu relevée en lisant quelques articles à travers son blog.

    Le mot, "vomir" est à prendre dans le sens 3 de l'explication donnée par la très célèbre encyclopédie du net "l'internaute", à savoir "proférer=prononcer à voix haute". (Lire ici le synonyme)

    Lire la suite sur le site : http://www.cscme.org

  • 19/01/10 - Moez

    Excellente démonstration de démagogie,
    On prend une question légitime voire consensuelle comme le droit de vote de la diaspora et on en devient le champion (on va jusqu'au droit de représentation dans le CES... j'hallucine) et bien sûr on termine par une note émotionnelle.

    C'est pas de la démagogie c'est du Sarkozysme.

  • 08/01/10 - Driss

    Mr Belahrach,

    Il est difficile de croire que votre virage à 180 concernant le droit de vote des MRE soit motivée par le murissement de votre reflexion.

    Il y a même une contradiction dans votre argumentaire, alors que vous prenez le modèle français pour exemple, vous avez oublié de dire que les français de l'étranger vont avoir leurs députés de l'étranger dès 2012, c est l'une des réformes de la constitution votée en 2008.

    Ensuite, les expériences étrangères prouvent bien qu'il est possible d'être représenté éfficacement à la première chambre.

    Enfin, tout porte à croire que vos amis du CCME vous ont finalement convaincu de leur vision de la citoyenneté des MRE, et le soutien du CCME pour votre livre n'est pas non plus étranger à ce virage.

    Pour ma part, je ne comprend pas ce tapage qui est fait à propos de cette représentation à la première chambre, combien seront ils ses députés MRE, 10 , 15 maximum... qu est ce que cela changera par rapport à pas loin de 300 députés de 1ere chambre marocaine. Somme toute pas grand chose... Donc pourquoi participez vous donc à ce travail méthode d'exclusion des MRE de la députation... Vous ne le savez peut être pas, mais sachez que le CCME exclura les MRE de la députation en se basant entre autres sur votre position, ce faisant, vous aurez une grande responsabilité dans cette exclusion