Présentation du livre à KENITRA Jeudi 13/05 :
Présentation du livre " Envie de Maroc" et débat avec les étudiants de l'ENCG de Kénitra.
- Horaire : 15h à 16:30h
Visite de l'institut français (Espace Balzac)
- Horaire : 18h à 19h
Présentation-signature du livre " Envie de Maroc" à l'institut français

- Horaire : 19h à 20h

Présentation du livre à AGADIR Vendredi 21/05
Conférence Ecole ISIAM

- Horaire :
10h à 12h
Conférence Ecole ENCG
- Horaire : 16h à 18h
Conférence Institut Français à Agadir - la Chambre Française de commerce et d'industrie

- Horaire :
19:30h à 20:30h
Diner avec les invités de l’IFA 
- Horaire : 20:30h à 22h

Présentation du livre :
- Ville : Rabat
- Lieu : Villa des Arts
- Horaire : 26 Janvier à 19h

Séance Dédicaces :
- Ville : Casablanca
- Lieu : Hayat Regency
- Horaire : 27 Janvier à 19h30


 

Le premier blog au Maroc

30/03/09

Cherche rapport du Cinquantenaire désespérément…


J’ai suivi avec attention la sortie du rapport du Cinquantenaire. C’était une bonne initiative que de réunir des experts, des sages pour réfléchir sur notre histoire, et surtout envisager l’avenir.

 

Catégorie : General
Posté par : admin

Bien évidemment, je me suis procuré la synthèse de ce travail et l’ai lue avec attention.

J’ai été surpris par le niveau de réalisme dont ont faire preuve les membres du comité et par la qualité de leurs conclusions et de leurs recommandations. Cela me conforte dans l’idée que j’ai toujours défendue : nous avons une véritable qualité d’analyse, une grande capacité à identifier nos maux. Alors que nous manque-t-il ?


Il nous manque la capacité à fédérer autour d’un projet de société et une véritable stratégie à déployer sur le terrain avec l’ensemble des forces vives. Pendant ce temps, chacun y va de sa petite idée sur l’avenir du pays…


Nous sommes alors en droit de nous demander ce qu’il est advenu de ce rapport qui devrait nous servir de guide, de référentiel pour bâtir une stratégie globale visant à mettre notre pays au diapason des pays développés.


S’agissant des citoyens lambda que nous sommes, l’impression qui se dégage est que ce rapport avec ses belles reliures se trouve dans un placard, au milieu d’une une pile de rapports divers et variés.


Je trouve frustrant que ce colossal travail de mémoire et de prospective ne soit pas utilisé de manière dynamique pour éclairer davantage nos leaders économiques, politiques, sociaux, et l’ensemble de la société civile. En effet, il est nécessaire que chacun des acteurs puisse s’en inspirer pour construire une vision du futur assise sur les enjeux fondamentaux qui ont été identifiés.


La pédagogie est un préalable à l’adhésion de tout un chacun. Ce rapport ne doit pas rester en l’état. Il faut réactiver sa communication et sa mise en œuvre. Il est souhaitable de donner une lecture de celui-ci dans le cadre du projet de société que nous voulons bâtir.


Mais alors « quid de la classe politique ? »


Les politiques devraient comprendre que leur mission est de proposer un vrai projet de société et redonner confiance aux citoyens pour crédibiliser leur action politique. Ce rapport est une aubaine et surtout une véritable source d’inspiration pour beaucoup de partis politiques qui brillent par la vacuité de leur programme. Et pour cause, ils se copient souvent…


Nous avons aujourd’hui une génération d’hommes et de femmes politiques qui, certes, raisonnent autrement et sont sincèrement sensibles à la transformation de notre société. Mais ils ne sont pas encore aux commandes : notre drame est là.

 

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  • 28/04/09 - Younes DERRAZ

    Croire qu'un rapport produit par une poignée d'experts pour répondre à une demande pourrait avoir un impact véritable et profond sur l'avenir de notre pays est sincèrement assez naïf. Un projet qui n'est pas pas porté par la société et qui n'a pas été débattu sur la place publique restera une oeuvre d'érudits, certes, assez intéressante mais peu mobilisatrice. Ce qui nous fait vraiment défaut, ce ne sont ni les plans d'action ni les indicateurs ni même les compétences. Ce qui nous fait cruellement défaut, c'est des débats publics, larges, ouverts, sincères, pacifiques, partagés avec toutes les catégories sociales (dont presque la moitié sont analphabètes) ... des débats autour de nos grands choix de société. La gouvernance, la citoyenneté, la religion, l'éducation, la justice ... voilà des thématiques à mettre sur la table rapidement et largement pour mettre réellement le train sur les rails d'un vrai changement. Nous devons accepter de remettre en cause des dogmes profonds et à accepter des changements douloureux et nécessaires. Nous n'avons pas trop le choix, le monde tourne de plus en plus vite et ceux qui s'éternisent à tourner autour du pot seront largués. Je ne m'excuses pas pour le style, je crois qu'il est très approprié. Soit nous acceptons de regarder la vérité en face et aller au fond du problème soit nous continuerons à pondre des rapports super intéressants et super inefficaces.

  • 13/04/09 - Rachida BOUATASSA

    A tous ceux qui n ont pas eu l occasion de le lire..Mimoun Charqui dans son blog, en fait une brillante analyse...Effectivment, rapport pensé non pas pour "panser" ce qui doit etre soigné dans notre pays...Mais plutot vu comme un bilan, ou finallement nous avons l impression qu ils se gargarisent...en surfant comme d'habitude sur la vague, mais jamais ne se donnent les moyens d entrer au coeur du problème...Et mettre en place des actions concrètes pour y parvenir, les obejctifs annoncés sont certes "attrayants", mais ils ne peuvent que nous interpeller...Je me souviens lors de la révolution française, quand le peuple criait famine "du pain...du pain...", Marie Antoinette qui de répliquer"Mais qu ils prennent de la brioche..."
    Effectivement, commenyt pouvait elle concevoir que si ils n avaient pas de pain, ils n avaient meme pas eu l occasion de voir ou juste humer de près une Brioche ma foi!

  • 12/04/09 - Hamid CHAHID

    Bonjour.
    Il est vrai, comme vous le dites au début que nous, Marocains, sont très fort pour analyser le passé et sortir des rapports très pertinents. Ce qui nous manque par contre c'est cette volonté, ce souffle pour aller de l'avant et concrétiser idées et planning issu de ce genre de rapport.
    Une vision vraiment globale et projetée loin dans le temps nous fait et nous fera vraisemblablement toujours défaut!
    Notre "élite" politique, si elle existe, propose à chaque fois des plans de relance, de sauvetage, pour le très court terme. Nos hommes d'affaires et capitaines d'industrie ne valent pas mieux, à part quelques rares exceptions.
    Rares sont nos entreprises (PME/PMI) qui ont un business plan sur 3 ans et même moins, et donc aucune visibilité et aucun plan ni d'investissement ni de croissance...
    Et pour terminer, oui, il y a une nouvelle génération d'hommes et de femmes, peut être pas toujours politiques, qui pensent autrement et qui veulent un changement mais vouloir n'est pas suffisant. Il faudrait mettre la main à la pâte, confronter et éventuellement affronter nos vieux loups qui ont main mise sur le système autant politique qu'économique.
    Un vent de changement a commencé avec quelques portefeuilles ministériels et les résultats sont là. Mais dans le domaine politique et économique, la prise en main et la prise de pouvoir ne se donne pas, elle s'acquiert et c'est cela le changement.
    Alors, Mesdames, Messieurs, nos élites, allez de l'avant, le marocain lambda est là, derrière vous pour vous épauler et pour instaurer ce changement, pourvu que la communication soit instaurée, sans langue de bois et surtout que l'ACTION accompagne cette communication!
    Cordialement.
    H.C.

  • 31/03/09 - Rachid Hallaouy

    Bonjour Jamal. Souhaitant réagir sur ta lecture de l'utilisation (et de l'utilité) du rapport du cinquantenaire. Si je partage pleinement l'analyse. Pis, as-tu remarquer la place accordée à la migration et à l'existence de la diaspora marocaine? Je t'y invite, c'est effarant.