Le premier blog au Maroc
Qui s’occupe de la dimension sociale de la crise ?
Crise pas crise, le mot a du mal à sortir de la bouche de nos responsables politiques alors que la réalité nous commande de voir les choses en face. Nous avons échappé à la crise financière mais pour le reste nous sommes logés à la même enseigne que nos partenaires économiques étrangers. Et pour cause, nous sommes dans la mondialisation et non à côté. Nous devons alors en accepter ses avantages comme ses inconvénients...
Crise pas crise, le mot a du mal à sortir de la bouche de nos responsables politiques alors que la réalité nous commande de voir les choses en face. Nous avons échappé à la crise financière mais pour le reste nous sommes logés à la même enseigne que nos partenaires économiques étrangers. Et pour cause, nous sommes dans la mondialisation et non à côté. Nous devons alors en accepter ses avantages comme ses inconvénients. Dés lors qu’à travers le monde nous assistons à une véritable récession économique, des licenciements en masse, des restructurations pourquoi imaginer que nous serions épargnés ? Le fait du saint esprit peut être ? Non, le nuage « Tchernocrise » a bien dépassé la ville de Tanger pour tomber sur nos zones industrielles et par conséquent sur nos entreprises, en particulier des secteurs stratégiques comme l’automobile, le tourisme, l’immobilier et le textile. Pour soigner un mal il faut l’identifier, l’admettre et ensuite on peut déterminer la médication nécessaire. En l’espèce il faut arrêter de faire de la sémantique et appeler un chat un chat : nous ne serons pas en récession (croissance encore positive) grâce à une saison agricole qui s’annonce exceptionnelle mais beaucoup de nos entreprises souffrent. La politique de l’autruche nous conduirait droit dans le mur. Bien évidemment que l’ampleur de cette crise s’agissant du Maroc n’est pas du niveau de nos partenaires européens et les autres qui ont cumulés les deux phases mais, il s’agit de s’occuper de cette crise avant qu’elle ne s’occupe de nous et ce de manière violente. Pour ma part, je considère qu’elle est tridimensionnelle. Elle est économique, politique et sociale. La dimension économique nécessite de prendre en considération les difficultés des entreprises directement touchées par de véritables mesures pour certains conjoncturelles pour d’autres structurelles. Il ne s’agit pas là de donner des chèques en blanc mais simplement d’admettre cette réalité et de sauver notre tissu économique pour éviter un déséquilibre de nos fondamentaux budgétaires et sociaux. Je ne m’étendrai pas sur les détails des mesures économiques qui ont déjà été dévoilés ou anticipés pour certaines dans le cadre de la loi de finances. Toutefois, leur efficacité dépendra de la prise en compte des délais de déploiements qui devront être rapides pour éviter de se perdre dans les méandres procéduriers. Par contre, je suis surpris de l’absence de prise en compte réelle de la dimension sociale. En effet, des entreprises licencient à cause de cette crise à laquelle ils ne s’attendaient pas et ce faisant, les salariés se retrouvent à la rue sans aucun parachute sociale. En un mot, sans indemnités. Mon propos n’est pas de faire du socialisme ou de dénigrer les chefs d’entreprises, bien au contraire. Ceux-là n’ont pas le choix et je ne parle que des chefs d’entreprise qui ne profitent pas de la crise pour écrémer leur effectifs et ils y en a…ici comme ailleurs. La crise devenant ainsi une véritable aubaine. Aider les entreprises en difficulté est une nécessité absolue mais il nous faut également penser aux salariés qui se retrouvent sans travail. Il nous faut mettre en place une mesure ponctuelle d’aide sociale pour une durée déterminée pour atténuer la précarité de ces hommes et femmes qui n’on rien demandé. Pourquoi n’imaginerions-nous pas un Fond Sociale de crise dont il faudrait évaluer le montant pour financer une dotation à distribuer aux salariés licenciés économiquement à cause de la crise que subit leur entreprise. Bien sur, la base de critères précis et ce pour une durée maximale à déterminer. Je me souviens en tant que président du CJD en 2003 avec mes amis nous avions présentée notre manifeste de la croissance (remis au gouvernement, au patronat et partenaires sociaux) qui proposait déjà une indemnité pour perte d’emploi. Elle a été votée dans le cadre du code du travail qui a été négocié en 2004 mais toujours pas appliqué à ce jour. Des textes d’applications sont en cours d’élaborations, des négociations avec les syndicats et le patronat également pour définir les modalités financières. Si cette IPE avait été mise en place plutôt, nous aurions eu un problème en moins à gérer. Le fameux parachute social pour atténuer les conséquences de cette crise pour les salariés. Que de temps perdus et difficile à rattraper. On perd vraiment beaucoup de temps à mettre en ouvre les choses. Ce fond social de crise serait un signal fort donné à la société. Sans oublier les partenaires sociaux qui profiteraient de cette crise pour avoir des velléités revendicatives, pour crier haro sur le capitalisme destructeur, ou les extrémistes politiques qui s’érigeraient en seul rempart en distribuant des paniers alimentaires ou quelques billets. Nous avons là une situation exceptionnelle, dotons nous d’un fond exceptionnel ! Enfin, la dimension politique. Il s’agit là de bien comprendre que nous vivons subrepticement la fin d’une époque. Un changement de paradigme qui ne remet pas en cause le capitalisme mais plutôt la manière de conjuguer la dimension économique, sociale et sociétale. C’est ce nouveau défi qui attend tous les partis politiques et gouvernements du monde. Il n’y a plus de modèle type, il y a des modèles mais une seul idée : la liberté d’entreprendre, l’équité et la transparence au sein d’un système économique. Pour cela, chacun doit accepter le regard critique. Ni socialisme ni libéralisme à 100 %. En un mot, nous entrons inéluctablement dans un modèle libéral et social pour ne pas dire social démocrate. Oui, c’est possible! Yes we can. Un clin d’œil pour dire qu’il s’agit d’un choix politique à faire par des hommes pour des hommes et l’avenir d’une nation. Un modèle où l’entreprise doit jouer son rôle de moteur de l’économie, générateur de croissance et d’emploi dans le respect des règles économiques, financières et sociales. Avec bien évidement la mise en place d’un système de partage des fruits de la croissance répartis entre les actionnaires sans lesquels, il n’y a pas d’investissement, les salariés et l’investissement au sein de l’entreprise. Il est nécessaire également que les partenaires sociaux changent d’époque et mettent des habits neufs et aient un langage adapté au 21 ème siècle. Les combats ne sont plus les mêmes et l’ennemi n’est pas l’entreprise dés lors que les règles sont claires pour tous. Ils doivent mieux appréhender le monde économique et ne pas confondre défendre les droits nécessaires des salariés et détruire l’outil de travail. Revendiquer c’est accepter des compromis. Pourquoi ne les entendons-pas sur cette crise ? Enfin, l’Etat doit jouer son rôle de gardien du temple. Sa mission est de réunir ce qui est épars. C'est-à-dire créer les conditions d’expressions pour chacun dans un esprit d’équité pour tous et en particulier pour les plus vulnérables et ne pas se soucier de faire du clientélisme ou du populisme en faisant du protectionnisme. Nous devons assumer notre choix de l’économie de marché. Faire de la régulation, c’est éviter le tout libéral. Ce temps est révolu, grâce ou à cause de la crise ? Peu importe, l’essentiel c’est que nous entrions dans un nouveau monde avec une nouvelle façon de voir l’économie, la société. Cette crise est une opportunité pour qui souhaite se remettre en question, évoluer, innover et créer. Pour cela occupons-nous de la crise avant qu’elle ne s’occupe de nous.



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J'aimerai juste ouvrir une parenthèse ici pour m'associer aux familles des victimes de la mosquée de Meknes dans leur deuil. Inna lilah wa ilayhi rajioun
For Morocco to become competitive, the king has to let the country become that way by not monopolizing everything. Milk, sugar, Banks...all his and all work for him. In this environment, it is almost impossible to create a competitive industry and will only lead Morocco to sell ALL its assets to cover its bills. The day will come when Morocco has nothing left to sell and when the king owns 100% of 0 all to himself.
@Manal de Rachida
Trop ravie de t'avoir lu!!!Ouff j ai eu chaud à vrai dire!
Et maintenant on fait quoi, next step? Je pense que le combat poour les marocains, les MRE est difficile, mais à l'impossible nul n'est tenu...Alors je vous laisse imaginer celui de la femme...Moi,je ne veux pas que dire...Oui les pauvres femmes, nous sommes ceci nous sommes cela...Il nous faut Manal, aller au Front, et c'est içi et maintenant. Je veux que ce plafond de verre dont on nous auréole saute,...So on se contacte comment now? Tu vis au Maroc? Moi à mi temps et je t'avoue que semaine dernière pour toutes ces raisons évoquées, je voulais tout fouttre en l air, le boulot d une année, voire d une vie pour cetaines choses, et rester en France...Mais cela n aurait pas été digne de mes idéaux, la politique de l'Autruche est si simple...rachel-o@hotmail.fr
Je trouve le site de Jamal top et bien structuré. Je m'en suis inspiré pour créer mon blog sur le knowledge management - Sujet qui me passionne depuis toujours !
Je suis d'accord avec Jamal sur le sujet de la crise qui doit être appréhender avec beaucoup de lucidité. Rien que l'onde du choc commence à faire très mal. L'état et les acteurs économiques doivent jouer l'anticipation. La crise est belle et bien systémique...
Bonjour,
@Rachida: je suis totalement d'accord avec vous, les femmes sont malheureusement toujours en retrait et quand bien même elles réagiraient, on ne les écouterait même pas! nous sommes réduites au soit belle et tais toi!!! nous n'arriverons à faire bouger les choses que si nous arrêtons à nous cacher!! à bon ENTENDEUSE...
@Jouba: je ne crois pas que ce blog représente la mégalomanie de qui que se soit...il est grand temps d'utiliser la technologie pour autre chose de que de la pub pour lessive...
Monsieur Belahrach est un homme qui a énormément de valeurs et d'idées à partager et ce blog n'est qu'un moyen parmis d'autres pour faire passer ses messages!
Juste une idée ou ai je bien lu et vu? Je me suis amusée à regarder de plus près les commentaires, et où sont les commentaires féminins? Que pensent les femmes,que disent elles? Pourquoi ne s'impliquent elles pas, manque d'intéret ou sont elle bridées? Or je ne crois pas à un futur, une avancée de notre pays, avec pour seul leitmotiv, les idéaux masculins. Je pense plutot à un travail de concert homme/femme.
Alors femme qui me lisez, le Présent se conjugue aussi au FEMININ! Désolée pour cette aparthée, il est évident que je suis une féministe acharnée, et en venant au Maroc, j ai été servie...Ou plutôt j'ai été servie sur un PLATEAU. Une femme, entrepreneur, et qui revendique...Mais elle sort de quelle planète? Et que croit elle faire bouger????Rien si ce n'est que de dire aux femmes, que je crois en elles aussi, que je suis frustrée de les voir reléguée au second plan, que je suis affligée de voir un certain nombres de matières grises soit en bute au "masochisme" marocain (et il est bien là, mêm là où on ne pense pas le trouver), soit tout simplement abdiquer...car combat trop lourd. Au Maroc, j ai appris une chose, c'est mon idée et elle n'engage que moi, mais j 'ai le sentiment que les femmes qui réfléchissent trop font peur...Dommage, mais si vous pensez autre, je serai soulagée (encore aut il m en apporter la preuve) ; dans le cas contraire, il nous faudra travailler davantage sur cette mixité et là encore sur la tolérence mes amis.
Felicitation pour la mise a jour de ce blog, en tout cas dans l'intention.
Quelques remarques:
- video, son et pop-up pour la promo, je trouve ca un peu lourd. en tout cas ca me decourage de lire.
- ca sent un peu la megalo, plus de contenu sur vous que sur les sujets Tres interessants que vous pretendez aborder.
Bref, un peu moins de forme et plus de fond y donnerait de la credibilite.
Bien a vous.
Juba
Bonjour à tous, pour reprendre le terme de « crise », il provient du vocable grec « krisis » et que peut-il bien vouloir dire ? OPPORTUNITE….Cela laisse songeur, oui une crise, n’est en somme que ce que le corps malade est à l’être humain : un indicateur.
Nous en avons vécu d’autres, nous en verrons d’autres, et heureusement§….Car pour ma part, toute « crise » prélude d’un changement. Je n’aurais pas la prétention de donner un avis sur le volet économique, encore peu introduite au Maroc, je ne suis pas suffisamment au fait. Par contre, je peux témoigner sur le volet social et surtout « le mode de pensées » de nous autres marocains. J’ai envie de dire que pour une nouvelle MRE revenue depuis peu dans son pays d’origine, je trouve le Maroc, un peu « hypocrite ». Je m’explique, l’Inde avec son système de castes (libre à chacun d’y avoir son avis) formalisé, reconnait cette fracture sociale…..Un « Intouchable » sait où il ne pourra jamais aller, mais là au moins c’est du clair, du cash !!!
Qu’avons-nous autres au Maroc, la même chose, version édulcorée, sauf que les castes, yes of course, elles ne sont limitées que dans nos têtes….Et surtout nous en prenons pleine conscience quand on se sent pieds et mains liées pour certaines actions.
Alors j ai envie de vous dire, avant de vous attacher à comment développer le pays, mettre en place un système de fond (idée que je salue au passage), posons nous d’abord la question de comment faire évoluer certaines mentalités !Comment arrêter cette gangrène, ce massacre, qu’est l’ETANCHEITE DE NOS MENTALITES !!!
Il n’y a pas plus racistes que les marocaines entre eux (le MRE est souvent en ligne de mire du reste), il n’y a pas personnes aussi intolérantes entre elles ; je suis invitée à une manifestation organisée par le MEDEF dans le cadre de la lutte contre la discrimination en France à Eurodisney, mais j’ai envie de dire ceci à cette nation « Avant de clamer et de revendiquer de la tolérence de la part du peuple français , mais regardez vous, écoutez vous, observez vous….Et vous verrez….Vous risquez fort d’être étonnés». Ceci dit bien sur que nous devons continuer à nous battre pour ce que nous sommes, ce que nous voulons défendre et pensons être juste. Mais j’avoue je suis quelque peu amère, à ce niveau là. En fait nous devrions commencer par nous poser la question suivante « Que puis je faire ou apporter à mon prochain », or au Maroc c’est plutôt du « Que va-t-il (elleà bien pouvoir m’apporter ce prochain ? »….Nous allons avancer dare dare je vous le dis !
Donc, commençons par un vrai travail sur nous, je m’arrête là, car je pourrais écrire des heurs sur le sujet…
salam alikoum .Ici DREUX ville ou tu as commencé a oeuvré pour aider ton prochain et ou ta consolider ta formation dans le milieu social notamment a la tete de la mission locale de dreux il ya deja qulques annees .En consultant un site d'infortmation en l'occurence "yabiladi" sous le conseil de Hassan FIRDAOUSS que tu connais bien que je suis tombé sur ton blog...trés instructif et plein d'engagement de part ton militantisme pour une vie paisible et un monde d union et d'autre part par ton professionalisme varié , que je me suis permis de t'ecrire quelques lignes non réflèchies mais sincéres pour te faire un petit coucou via DREUX
bon courage car le MAROC a besoin des personnes morales et devouées pour la réussite de son pays.En esperant que tu me reconnaitra. khamlichi hicham
d'accord sur toute la ligne
de la même façon que Kennedy et Obama disent "ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous mais ce que vous pouvez faire pour votre pays", il ne faut pas se demander ce que la crise va encore produire comme dégâts mais travailler au changement TOUT DE SUITE
le changement n'est pas un train à regarder passer, mais à conduire de l'intérieur, assez de temps perdu
JB for President !
I agree with you Mr Jamal , it is time to talk and study the effects that are knocking our doors. How can we make sure that we move forward and help our economy be robust and face the challenges ...of (world trade new order) . And fast ......
So here are my suggestions :
Improve the competitiveness of the agricultural sector and the capacity of agribusinesses firms and institutions to support more competitive value chains;
Assist Moroccan institutions to implement a national investment promotion strategy and private enterprises in the industrial sector (mainly textile, apparel, leather, and automotive parts) to take advantage of export opportunities to the U.S. And other markets besides Europe Market only;
Help Moroccan public and private institutions and associations to make the legal, policy, and attitudinal changes
Help attract quality tourism , not quantities
Help attract foreign investors.
Improve Morocco’s road system
Morocco is still a good emerging market according to IMF
Economic progress in Morocco has been described by the IMF (International Monetary Fund) as “remarkable”. The 2007 country report stated that “GDP growth has moved onto a higher trajectory, inflation had been contained ans foregin direct investment has increased and poverty and unemployment has been significantly reduced”.
Average growth in Morocco has reached 5.4% per year since 2001, 3.4% higher than the nineties. The IMF also noted that good use of public finances had paid dividends which must be good news for anyone looking to invest in Morocco.
MY HOPE is that we will keep working hard, exchange ideas , and thank you for your blog Mr Jamal .
Hope is here , Morocco is moving . We just have to move accordingly
Regards .