Coups de cœur

Un enfant du Maroc né le 10 octobre 1962 à Casablanca et dont le père a quitté le Maroc pour des raisons éthiques en 1969 à Dreux ( 35 000 habitants, département 28). Fait rarissime dans notre culture, je suis d’une famille qui ne fabrique que des prototypes. C’est à dire que je suis un enfant unique. Pas de frère et pas de sœur. Non pas que mes parents ait planifié cela mais la nature en a décidé ainsi.

Cela étant, Je n’ai pas écrit le même scénario que mes parents. Oui, Oui, j’ai 3 enfants. Azad ( le surfeur) bientôt 12 ans, Hayat ( la plus chébran de la fratrie) bientôt 15 ans et Soraya ( la rebelle) 18 ans, et bien sûr l’architecte de tout cela, mon épouse Carole, 45 ans ( fille unique….) En terme branché, je suis un bi. BICULTUREL ! Un beur ( pour les intégrationnistes en France, je reviendrai sur cette question ultérieurement..), un Franco-marocain, ex-MRE mais toujours MRE depuis 8 ans, car pas vraiment réintégré en local pour toutes les raisons que l’on peut imaginer.

Un citoyen du monde qui revendique un rêve à partager avec le plus grand nombre… De 1987 à 1997, Directeur du Marketing et du développement dans une compagnie Allemande, membre de la chambre de commerce et d’industrie de Dreux, Président de la Jeune chambre économique du Pays drouais, Sénateur de cette même organisation ( membre à vie), Président délégué (par le député – maire de la ville de Dreux) du bassin d’emploi ( 104 communes) et membres de diverses associations locales, j’ai eu une vie très riche de rencontres où j’ai beaucoup appris et progressé. J’ai créé des ponts entre la ville de Dreux et le Maroc sur le plan économique à travers des partenariats d’entreprises.

C’est ainsi que j’ai commencé à découvrir les autres facettes du Maroc. Mai 96, feu sa Majesté le Roi Hassan II vient en France et j’ai eu l’occasion d’être invité à la traditionnelle rencontre avec la communauté Marocaine et la société civile. N’étant pas arabophone au sens littéraire du terme, on m’a expliqué que l’un des ses messages était de faire comprendre que le développement du Maroc nécessitait toute l’énergie des marocains où qu’ils soient.

J’avoue que là j’ai été touché et me suis senti concerné. La nature faisant bien les choses, presque un an après, un cabinet de recrutement spécialisé sur le Maghreb, me contacte et me fait la proposition de lancer Manpower au Maroc. Mon principal défaut : J’aime trop ce pays qui m’a vu naître mais pas grandir ( merci papa et maman), pour ne pas m’y investir à titre personnel à travers mon entreprise; mes actions externes et mes prises de positions. Je sais que cela déplait à beaucoup de gens. Ces gens là sont un bon indicateur pour me pousser à continuer à me battre et à leur dire que le Maroc d’hier n’est plus et qu’il faut vivre avec son temps et avec de nouveaux schémas.

Bref . je suis un rebelle, un intégriste des valeurs universelles qui combat toutes les formes d’intégrismes basé sur des dogmes, un humaniste qui se bat et qui se battra pour que le monde devienne un espace de liberté ou nous aurons tous notre place, au delà de nos croyances, que notre pays se construise avec de nouvelles valeurs basées sur l’équité, la liberté d’agir et d’entreprendre, en un mot, exister sans le regard de l’autre. Après avoir lancé Manpower Maroc en 1997( date de mon arrivée au Maroc), je suis à un carrefour important dans ma vie de vieux.. ( 42 ans), je viens de prendre de nouvelles responsabilités au sein de mon groupe en m’occupant de toutes les filiales de Manpower France, soit 12 pays. Cela m’amène à voyager beaucoup ( de découvrir des fonctionnements différents) mais c’est un super challenge pour moi et une reconnaissance du travail qui a été fait et des résultats obtenus au Maroc et en Tunisie que j’ai crée en 2000.

Ces résultats ont été obtenus grâce à une équipe formidable, qui m’a fait confiance dés le premier jour, et avec laquelle nous avons monté un beau projet d’entreprise pour le Maroc sans chercher à copier de modèle mais à prendre ce qu’il y a de mieux dans chaque culture ( la mienne et la leur). Grâce à eux, et à notre positionnement, nous sommes devenus une référence dans notre métier. Notre combat pour la reconnaissance de notre métier à travers une proposition de loi sur le travail temporaire dés 1998 que nous avons déposé au ministre de l’emploi de l’époque, l’emploi des jeunes, la formation, autant de combat que nous devons encore continuer. Entre temps, je me suis investi avec d’autres amis dans la création du centre des jeunes dirigeants au Maroc pour développer de nouvelles valeurs entrepreneuriales dans notre pays. Etc..

J’arrête. je garde la suite pour mon prochain billet!

3 réflexions au sujet de « Coups de cœur »

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